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Emile Combes
Emile Combes naquit le 06 juin 1835 à Roquecourbe, dans le
Tarn. Sa famille était assez pauvre. Son oncle, curé de campagne, lui fit
faire ses études au petit séminaire de Castres. Il poursuivit au séminaire
des Carmes à Paris. Devenu docteur en théologie en 1860, avec sa thèse
sur Saint Thomas d'Aquin, il enseigna la philosophie dans des écoles
catholiques.
Ayant perdu la foi, il abandonna l'Eglise, et entreprit des
études de médecine. Il s'installa à Pons, où il ouvrit un cabinet en 1866.
Il y fut élu maire en 1876, il le restera jusqu'en 1919.
| Devenu l'un des principaux dirigeants du radicalisme, il fut élu en
1885 sénateur de la Charente-Inférieure et fonda le groupe
parlementaire de la Gauche Démocratique qui rassembla les sénateurs
radicaux. Il en devint, en 1893, le président.
Vice-président du Sénat en 1894, il fut ministre, dans le cabinet
Léon Bourgeois, de l'Instruction publique en 1895-1896.
Le 7 juin 1902, il succéda à Waldeck-Rousseau à la présidence du
Conseil |
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Il développa, dès lors, le "combisme",
politique militante et anticléricale du Bloc des gauches, il appliqua avec
fermeté et intransigeance les lois de 1901 sur les congrégations religieuses,
ce qui eut pour effet la fermeture de plus de deux mille cinq cents
établissements d'enseignement religieux. Cette politique eut pour conséquence
la rupture des relations diplomatiques avec le Vatican et, par la suite, devait
conduire à l'adoption, le 9 décembre 1905, de la loi instaurant la séparation
des Églises et de l'État.
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Cette loi mit fin au Concordat de 1801, proclama
la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes,
créant ainsi, de manière durable, le principe de la laïcité de
l'État en France. |
Plus aucun culte ne serait désormais subventionné. Propriété
de l'État, les biens de l'Église seraient désormais gérés par des
associations culturelles laïques.
Le gouvernement d'Emile Combes tomba en janvier 1905 à la suite de
"l'affaire des fiches" : le Général André, ministre de la guerre,
avait laissé ficher les officiers dans le but de réserver l'avancement à ceux
qui étaient républicains.
Dès lors, Emile Combes ne jouera plus de rôle de premier plan bien qu'il
présida le Parti Radical en 1911 et 1912 et qu'il devint ministre d'État dans
le cabinet d’Union Nationale d’Aristide Briand, de novembre 1915 à 1916.
| Un musée Emile Combes célèbre sa mémoire à Pons, près de sa
statue érigée Place de la République, dont le nez fut brisé d'un
coup de marteau le 20 octobre 1928 par un groupe d'une cinquantaine de
manifestants. Les forces de l'ordre les dispersèrent, après que ces
échauffourées eurent fait un mort et de nombreux blessés. |
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